Edward Burne-Jones

Edward Coley Burne-Jones est né en 1833 à Birmingham et mort en 1898 à Londres. A l’origine il ne se destinait pas à la carrière de peintre, il se voit épouser le destin de prêtre. Cependant en partant étudier la théologie à Oxford il fait le rencontre de William Morris et tous deux se passionnent pour la peinture et le dessin. Ils abandonnent leurs études et partent tous les deux s’installer à Londres pour y former le noyau de la seconde génération préraphaélite.  Il sera l’élève et le disciple de Dante Gabriel Rossetti et héritera dans ses débuts du style de son maître. Le style préraphaélite a déjà changé avec Rossetti, le sujet se fait plus sensuel, l’inspiration mythologique et littéraire est omniprésente, et la muse devient l’âme de la peinture.

Edward Burne-Jones va faire plusieurs voyages en Italie entre 1856 et 1862, il part avec un critique d’art et théoricien défendant avec ferveur les préraphaélites, Ruskin. La découverte du foyer artistique italien va marquer le jeune artiste, il y découvre Michel-Ange dont la représentation du corps nu masculin va largement l’inspirer, voir La roue de la fortune . On observe chez lui un goût tout particulier pour la Légende Arthurienne et pour la mythologie gréco-romaine, comme en témoigne la série de Pygmalion . En 1860 il épouse Georgina Macdonald, mais ceci ne l’empêche pas de connaitre des aventures passionnées, avec des modèles. Burne-Jones ne se limite pas à la peinture, il va s’associer à Morris et va travailler sur des projets de tapisseries, de carrelages, ou encore de vitraux. Il va chercher à développer un style qui lui est propre, donnant une dimension onirique à la composition avec la beauté idéalisé et séductrice de la femme. Il donne à ses personnages un certain stoïcisme et un calme hiératique qui épouse la théorie de la « belle inertie » de Gustave Moreau.

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Edward Burne-Jones, Le Miroir de Vénus, 1870-1876, huile sur toile, 120x200cm, Lisbonne, Musée Calouste Gulbenkian

Avec Burne-Jones c’est une Angleterre goûtant au passé médiéval que l’on retrouve, la littérature vient se répandre dans tous les médiums artistiques (comme avec la photographie de Julia Margaret Cameron) et la beauté vient se poser en idéal absolu face à une société industrielle prosaïque.

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